L'union européenne prolonge ses sanctions contre plusieurs personnalités et chefs gangs haïtiens
- Jun 29
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L’Union européenne maintient la pression sur les individus accusés d’alimenter la crise haïtienne. Réuni le 26 juin 2026, le Conseil de l’Union européenne a décidé de prolonger jusqu’au 29 juillet 2027 le régime de sanctions visant les personnes et entités considérées comme une menace pour la paix, la stabilité, la sécurité, la démocratie et l’État de droit en Haïti.
Cette décision intervient à l’issue de l’évaluation annuelle de ce dispositif, dans un contexte où Bruxelles continue d’exprimer sa vive inquiétude face à l’expansion des groupes armés et à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans le pays.
Le régime de sanctions prévoit notamment le gel des avoirs des personnes visées, l’interdiction de mettre à leur disposition des ressources financières ou économiques, ainsi qu’une interdiction d’entrée et de séjour sur le territoire des États membres de l’Union européenne.
Parmi les personnalités concernées figurent l’ancien président Michel Joseph Martelly, les anciens sénateurs Youri Latortue et Rony Célestin, auxquels l’Union européenne reproche d’avoir contribué au financement et à l’armement de groupes criminels afin de défendre des intérêts politiques et économiques.
Plusieurs chefs de gangs opérant dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans d’autres départements du pays demeurent également sous le coup de ces mesures. Les sanctions visent aussi le gang « 5 Segond », considéré comme l’un des principaux groupes armés actifs dans la capitale.
Mis en place en 2022 dans le prolongement des décisions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, ce mécanisme a été renforcé en 2023 afin de permettre à l’Union européenne d’imposer ses propres sanctions à toute personne ou organisation impliquée dans des actes menaçant la stabilité d’Haïti.
Stacy Tertulien



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